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Secteurs Saint Dié et du grand couronné de Nancy

Le 18 Décembre 1915, le Bataillon quitte Bruyères et cantonne à la Hollande et la Voivre [1]

Le 19 Décembre 1915, il relève le 363ème R.I. dans le secteur de Rabodeau (Nord de Saint-Dié) à la Poterosse, face à Senones occupée par l’ennemi, et sur les hauteurs de « La Mère Henry » (Nord de Senones)

Le calme de ce secteur est parfois troublé par des combats à la grenade, des bombardements par mortiers, des fusillades et des duels d’artillerie qui causent quelques pertes.

Le 12 Janvier 1916, le Bataillon est relevé et cantonne de nouveau à la Hollande.

Le 13 Janvier 1916, il est dirigé sur Ban de Laveline,  à l’est de Saint-Dié et il monte en position de combat dans le secteur de Lusse, Lesseux, Frapelle, Combrimont, Bertrimoutiers (cote 607 et 620).

Le 12 Janvier 1916, il subit quelques pertes à la cote 607, à la suite d’explosions de mines en un point de Secteur où les tranchées adverses sont proches de quelques mètres. Plusieurs chasseurs de la 6ème Compagnie (2ème Section) sont tués ou blessés et des Sapeurs de Génie meurent enfouis dans les galeries souterraines qu’ils ont creusées à 17 mètres de profondeur. La 6ème Compagnies a occupé les entonnoirs.

Les allemands attaquent le 120ème B.C.P. sur Réduy (ou le Réduit) ils sont repoussés.

Notre Bataillon est relevé, et cantonne à la Truche, près de Clefcy puis à Saint Léonard et par Taintrux, arrive à Bruyères le 15 Février.

Le 23 Février 1916, nous quittons Bruyères pour nous rendre en Lorraine, cantonnons à Jeanménil, puis à Fontenoy-le-Joute, à Blainville et à Laneuville-devant-Nancy.

Le 3 Mars 1916, le Bataillon est passé en revue par le Général de division.

Le 5 Mars 1916, après avoir cantonné à Eulmont, il monte dans le secteur d’Amance (Grand Couronné de Nancy) où il remplace le 70ème R.I. qui part avec le 20ème Corps d’Armée pour la bataille de Verdun.

Il restera près de trois mois dans ce secteur, extrêmement calme, mais qui vit de violents combats au début de la guerre. Les positions adverses sont très éloignées, la Seille, rivière peu profonde, suivant sur un long parcours la ligne de démarcation.

La 129ème D.I. exécute, pendant cette période, d’importants travaux de fortifications pour mettre ce secteur dans un meilleur état que celui que les Allemands attaquèrent à Verdun le 21 Février 1916.

Les unités changent fréquemment d’emplacement, tantôt en position de défense à Brin-sur-Seille ou aux lisières de la forêt de Champenoux, tantôt occupées à des tâches exténuantes : creusement de tranchées, édification de fortins, etc … aussi bien la nuit dans les espaces découverts, que le jour au milieu des arbres, et revenant prendre leur repos dans les baraquements de la Maquignière, de l’Etang de Brin, de la cote 244 ou dans les villages voisins.

Ainsi, l’une après l’autre, les Compagnies campent pendant cette période à Amance, Bouxières-aux-Chênes, Moulin, Laitre-sous-Amance.

Les rats pullulent dans tout le secteur et la vermine également ; des primes sont allouées sur constats de destruction des rats …. !

Le 19 Mars 1916, le Président de la République vient visiter le secteur.

Vers la fin Mai ; des bruits courent : nous allons quitter le secteur et nous irions à Verdun …. Pour une fois ils sont exacts :

Le 27 Mai 1916, en effet, le Bataillon quitte le secteur d’Amance et arrive à 1 heure du matin au Fort de Frouard.

Le 2 Juin 1916, à 5 heures du matin, il traverse la forêt de Haye et va à Sexey-aux-Forges, charmant village bien connu des Nacéins, qui y venaient aux jours de paix, pêcher dans la Moselle.

Le 6 Juin 1916, le Bataillon embarque au quai militaire de Neuves-Maisons, débarque à Ligny-en-Barrois, d’où il gagne Nançois-Tronville où il cantonne.

Le 10 Juin 1916, il se met en route pour Condé-sur-Aire. Plus de doute, nous allons à Verdun !

Le 11 et 12 Juin 1916, il cantonne à Rignacourt, et à Montdrecourt.

Le 13 Juin 1916, il monte dans les camions autos à Mondrecourt et, passant par Dugny, où est le Quartier Général de l’Armée de Verdun, il débarque à Nixéville par une pluie battante.

Après un parcours d’une quinzaine de kilomètres à travers la forêt de Regret, nous sommes en vue de Verdun.

Nous longeons les jardins bordant la route de Dugny, puis après avoir cheminé dans un long boyau, nous arrivons vers 11 heures à la Citadelle.


[1] Le Bataillon était souvent réparti en plusieurs petits hameaux


 
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