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Le Linge

Jusqu’au 8 mai 1915, le 106ème reste dans des cantonnements, s’attendant chaque jour à entrer dans la Bataille qui se poursuit dans les Vosges pour la possession des positions dominantes du massif de Lingerkopf appelé plus communément « Le Linge ».

A cette date, le Bataillon se dirigeait vers Corcieux, à Rambaville et après quelques jours de repos, il relevait le 63ème B.C.A. au Reichackerkopf (Secteur Ampfersbach – Sattel-Bas). Ce fut l’entrée en guerre et notre premier jour dans les tranchées. Après un court séjour en lignes, du 8 au 25 mai 1915 : le temps de recevoir le baptême du feu par l’artillerie et tirer quelques coups de fusil sur l’ennemi, mais aussi de se faire remarquer par le commandement. Car, aussitôt après avoir repris ses anciens cantonnements à Corcieux, le 106ème était cité à l’ordre du Groupe de B.C.A. en ces termes :

Le Lieutenant-colonel lançon adresse ses félicitations au Commandant CHENEBLE pour la belle tenue, l’entrain et la vigueur dont a fait preuve le 106ème B.C.A. pendant son séjour à Sattel. Ces belles qualités sont un gage des futurs succès de nos jeunes chasseurs. Ils seront certainement dignes de leurs anciens.

Signé : lançon

Du 7 Juin au 13 Juillet 1915, le Bataillon cantonne successivement à Anould, à Saint-Michel, à Gérardmer, à Gerbépal.

Le 13 Juillet 1915, le Bataillon reçoit l’ordre de se porter en avant. Le soir même, il rejoint l’ancien hôtel du Lac Noir, où la Division avait installé ses services.

Le 106ème est désigné pour participer à l’attaque des positions du Lingerkopf, qui devait se déclencher le lendemain 14 Juillet.

Le terrain d’attaque présentait des difficultés exceptionnelles, qui faciliteraient grandement la résistance de l’ennemi. Le massif du Linge barre en effet l’horizon d’une haute muraille de trois kilomètres, dont la crête se profile du Nord au Sud, d’abord en pente régulière jusqu’au sommet du Linge proprement dit ; puis il s’infléchit faiblement jusqu’à une échancrure, dite Collet du Linge, et remonte ensuite suivant ne pente rapide jusqu’au Schratzmaennlé dont le nom ne figure pas sur la carte au 1/80.000ème, mais dont le sommet domine en réalité tout le massif. De ce sommet, la ligne de crête redescend à travers des carrières pour rebondir ensuite, au Sud, sur les croupes du Barrenkopf et de son prolongement, le Kleinkopf.

Le versant qui nous faisait face était d’autant plus difficile à aborder que nos boyaux d’approche devaient franchir une vallée dénudée et marécageuse où de nombreux affaissements, sous l’action des eaux, obligeaient à consolider sans cesse et à reprendre les travaux bouleversés. Toute cette zone était d’autre part exposée à des feux d’enfilade venant du Nord et du Sud, qui rendaient la circulation à peu près impossible pendant le jour. Les pentes elles-mêmes du Linge, du Schratzmaennlé et du Barren, couvertes de bois très denses, se prêtaient à une organisation défensive échappant aux vues, dont il était particulièrement difficile de connaître à l’avance le dispositif et d’apprécier l’état de destruction, lors des bombardements préparatoires d’attaque.

Entre le Schratzmaennlé et le Barrenkopf, la pente était plus douce, mais le terrain était en revanche entièrement dénudé sur une vaste étendue et les Allemands avaient profité de tous les abris environnants et des tous les flaquements couverts pour rendre cette clairière à peu près inabordable. Un blockhaus important en défendait l’angle Sud-Ouest et nous en connaîtrons plus tard en l’occupant, la formidable organisation : murs de trois mètres d’épaisseur en béton de ciment, toits en rails et rondins, réseaux de fils de fer et chevaux de frises de tous côtés. La porte du réduit se fermait de l’extérieur : ce détail en dit long ….

Telle était la position que, le 13 Juillet 1915 le 106ème B.C.A. devait attaquer d’abord et organiser ensuite, si le succès était obtenu.

Le 14 Juillet 1915, nous campons près du Lac Noir, mais en raison du mauvais temps : pluies accompagnées de brume et de brouillard, la date de l’attaque fût reportée et ce n’est que le 19 Juillet au soir que le Bataillon reçut l’ordre de gagner sa position ; il était en réserve de l’attaque du lendemain 20 Juillet et avait la mission spéciale de développer celle-ci, puis en cas de réussite, de chercher à progresser en direction de Munster.

Malgré l’élan magnifique des Bataillons de première ligne l’attaque des positions du Linge ne réussit pas et le 106ème se vit désigner comme cantonnement le camp de Muhwenwald.

Une nouvelle préparation d’artillerie fut décidée en même temps qu’était fixée au 22 Juillet la date de la seconde attaque sur les positions du Linge.

L’ATTAQUE du 22 JUILLET 1915

Le 21 Juillet 1915, après midi, le 106ème recevait l’ordre de se porter dans la clairière de Wesztein et les sacs y furent laissés. On emportait l’approvisionnement normal en cartouches, cinq grenades par chasseur et des vivres pour deux jours.

Le 22 Juillet 1915, à 3 heures du matin,  le Bataillon gagnait le boyau N°3, copieusement marmité par les Allemands et, au petit jour, il était sur ses positions de départ.

Son objectif était la clairière située entre le Schratzmaennlé, le Barrnkopf et la pente Sud du Schratzmaennlé. Les éléments restants des Bataillons qui avaient pris part à l’attaque du 20 Juillet devaient attaquer le Lingerkopf et son col ; la 106ème B.C.A. devait attaquer le Barrenkopf.

Ordre d’attaque : 3 vagues d’assauts successives.

Pour le 106ème, l’ordre d’attaque des Compagnies est le suivant :

         1ère vague : 5ème et 6ème

         2ème vague : 1ère et 2ème

         3ème vague : 3ème et 4ème

A 9 heures, le matin, le Commandant fait passer son Officier Adjoint « Attaque à 10 heures, réglez vos montres »

Les Allemands marmitent les 5 boyaux de communication avec des obus de gros calibre ; nos 75 entrent dans la danse leurs obus miaulent sans discontinuer au-dessus de nos têtes.

A 9 h 55, on fait passer : « Baïonnette au canon », on vérifie l’approvisionnement des fusils, puis à 10 heures. « En avant ».

Départ magnifique ! Malgré le formidable tir de barrage déclenché immédiatement par l’ennemi, les Chasseurs se bousculent pour arriver les premiers sur le parapet. En quelques instants, malgré les moyens très précaires de sortie, tout le Bataillon est dehors.

Le Sergent téléphoniste FOUILLOUX est monté le premier sur le parapet et, tour en déroulant son fil, crie sans s’arrêter « Hardi les enfants en avant »

Le tir de barrage allemand, artillerie et mitrailleuses est bien réglé et beaucoup des nôtres tombent sans que pour cela l’élan s’arrête.

Les premiers éléments dépassent de beaucoup les buts assignés ; le nettoyage de la première position allemande est exécuté aussitôt, mais ceux qui l’opèrent, pris en enfilade par une mitrailleuse ennemie, cachée, tombent à leur tour.

Les autres Bataillons sont sortis également, mais malheureusement, le 114ème, qui attaque au Barrenkopf, très violemment contre attaqué par les Allemands, doit se replier et, de ce fait l’attaque du 106ème est arrêtée.

Les éléments qui étaient en liaison avec le 114ème sont obligés à se replier sur la parallèle de départ, entraînant tous les éléments du Bataillon qui ont attaqué sur la clairière.

Seuls les débris de ceux qui ont attaqué les pentes du Schratzmaennlé restent sur leurs positions.

La première section de mitrailleuses se maintient sur son emplacement, protégeant de son feu le mouvement de repli, et bientôt elle se retrouve en l’air à 350 mètres de la parallèle de départ. Son effectif est réduit à 3 chasseurs et leur Chef de Section. Il lui reste 125 cartouches c'est-à-dire une demi bande, et avec une seul pièce en état de tir.

Le Chef de Section envoie l’un de ses Chasseurs à l’arrière avec un compte-rendu précisant : « Je n’ai plus personne, envoyez-moi des renforts, Chasseurs et munitions ».

Ni le Chasseur, ni le compte-rendu ne sont arrivés à destination.

Un épisode à ce sujet : le Chef de Section envoie le Chasseur soulié à l’emplacement de la première pièce pour voir s’il reste des cartouches. soulié trouve la pièce enrayée. Le chasseur a été tué, la main crispée sur la bande. soulié veut essayer quand même de prendre les cartouches restantes et de désenrayer la pièce, mais une balle allemande l’atteint à la main droite, lui coupant les quatre doigts ; il ne s’émeut pas pour si peu, revient, se met à genoux à côté de son Chef, et saluant comme à la parade de sa main ensanglantée, dont les doigts tombent en lambeaux, il dit : « Mon Lieutenant, ordre exécuté ». Il rend compte de sa mission.

Un Lieutenant du 120ème arrive et avec lui une douzaine de chasseurs : c’est ce qui reste de son Peloton (3ème Compagnie).

Le soir, des éléments dispersés du Bataillon rejoignent les parallèles de départ, assurant la défense d’une partie du Secteur. C’est la relève à 9 heures.

Le 25 Juillet 1915, à 4heures du matin, au  Wetztein, rassemblement du Bataillon et appel. Du beau Bataillon plein d’entrain et d’ardeur, il reste environ 350 gradés et chasseurs.

Le même jour, cantonnement au Muhwenwald. Le lendemain, distribution de cartouches, de grenades et de vivres. Dans la nuit du 24 au 25 Juillet, en route pour la Tête du Linge qui vient d’être prise par l’ennemi.

Le 25 Juillet 1915 à 5 heures du matin, le Lieutenant AURAY, qui commande le sous-secteur, reçoit par téléphone les instructions suivantes :

« Une batterie de 155 Court vient de prendre position. A 11 heures elle règlera son tir sur le Col du Schratzmaennlé ; observez les résultats et rendez compte. Une attaque sur le même point est prévue pour 2 heures après-midi : préparez vous à recevoir une contre attaque allemande. »

A 11 heures, le tir de réglage commence, mais à notre grande surprise un obus sur quatre, seulement explose.

Coup de téléphone au P.C. de la Brigade. Changement de munitions et enfin nous constatons qu’on peut avoir plus de confiance dans les résultats de l’Artillerie.

A 2 heures après-midi, le 120ème attaque. En même temps, le 106ème supporte une contre attaque des Chasseurs allemands qui restent alignés en avant du parapet, la position du 106 étant prise par ailleurs sous un feu d’enfilade de l’artillerie allemande en position au Rain-des-Chênes.

Quelques heures après, un ordre du jour du Colonel BRISSAUD-DESMAILLET, commandant le Sous-secteur du Linge, arrive :

« Officiers, Sous-officiers, Caporaux, Clairons et Chasseurs, vous êtes dignes de vos aînés, dignes des héros de Sidi Brahim. N’oubliez pas cependant que vous avez l’honneur de défendre une position chèrement conquise et que vous ne devez pas l’abandonner».

Le 1er Août 1915, nouvelle note du Colonel BRISSAUD-DESMAILLET au chef de Bataillon Chenèble, Commandant le 106ème B.C.A. ;

« Officiers, Sous-officiers, Caporaux, Clairons et Chasseurs. Depuis que vous avez été mis à ma disposition, vous ne m’avez donné que des satisfactions. Vous possédez toutes les qualités du BON VIEUX BATAILLON de CHASSEURS : Correction de tenue en toute circonstance, ardeur au travail, sang-froid, discipline de feu parfaite. Je vous adresse mes plus vives félicitations. Je suis fier de vous avoir provisoirement sous mes ordres. Je compte sur vous, je suis sûr que vous tiendrez jusqu’au dernier sur les positions conquises dont je vous ai confié la garde.

Signé : G. BRISSAUD »

Le 1er Août 1915, Le Commandant du  106ème répond au Colonel Commandant la 3ème brigade de Chasseurs Alpins :

« J’ai l’honneur de vous remercier de la note élogieuse que vous voulez bien m’envoyez à l’adresse de mon Bataillon, qui est ici à bonne école dans la valeureuse 3ème brigade de Chasseurs Alpins.

Mes gradés et chasseurs font tout pour suivre le bel exemple qu’ils ont devant eux et tiendront jusqu’au dernier.

Signé : CHENEBLE »

L’ATTAQUE ALLEMANDE du 4 AOUT 1915

Le 4 Août 1915, le 106ème montre qu’il était digne de ses chefs et de la mission qui lui est confiée.

A 6 heures, un bombardement d’une intensité inusitée est déclenchée par l’ennemi en plein sur la position et il continue sans arrêt jusqu’à 16 heures.

Les Chasseurs tombent les uns après les autres, la tranchée se dégarnit.

A 15 heures le Lieutenant MAURAY qui voit son effectif à peu près réduit à néant, demande du renfort.

On lui annonce une section. Elle arrive : elle est composée de …. 1 caporal et 3 Chasseurs.

A 16 heures, l’ennemi attaque, mais le 106 et son renfort montrent qu’ils ne veulent pas se laisser faire. Ceux qui restent debout font voir qu’on ne les a pas aussi facilement qu’on voudrait le croire. Les allemands n’insistent pas : ils préfèrent reprendre leur arrosage.

A 17 heures, on fait entrer les quelques chasseurs restants dans un abri très solide, construit par l’ennemi, le seul qui existe.

A 18 heures, un obus arrive en plein sur l’abri, tue deux Chasseurs et enferme les autres par l’éboulement de l’amas de rochers et de rondins qui le couvrait.

Trois Officiers : Capitaine MARNAY, Lieutenant BARDOUX, Lieutenant LHUILLIER, un Médecin auxiliaire et six Chasseurs sont ainsi enfermés comme des rats dans leur trou.

Aussitôt l’abri écroulé, l’ennemi occupe la tranchée sans coup férir.

Sommes nous prisonniers ? Ou la faible réserve qui se trouve derrière nous, composée de deux bataillons de Chasseurs Alpins va-t-elle contre-attaquer et nous délivrer ? La fusillade faite rage des deux côtés, mais bientôt elle cesse.

A 19 heures, les Allemands ignorent sans doute la présence de nos vivants ? Si la nuit vient dans ces conditions, il sera peut être possible de leur échapper. Il y a un blessé gravement atteint à la jambe, dans l’abri. Il se plaint. Pour le faire taire on le menace.

A 20 heures 30, on entend travailler à l’entrée de l’abri : les allemands le déblaient et creusent une petite sape, puis on entend en bon français : « Déséquipez-vous et sortez ». Il n’y a plus rien à faire.

Un Feldwebel reçoit les prisonniers. Il tient un revolver dans sa main droite et une lampe électrique dans sa main gauche. La revolver braqué sur la poitrine et la lampe sur les yeux de chacun, il répète comme une litanie : « Ach ! wir sind Barberen » … La fusillade s’est tue des deux côtés.

Les prisonniers sont conduits au Chef de Secteur Allemand, un Commandant d’Infanterie. Quand ils arrivent à son poste, il salue et se présente : « Major X, du Xème Régiment de Hanovre », et il ajoute : « Messieurs vous avez fait tout votre devoir ».

Le lendemain, un Officier de l’Etat –Major de la Division Allemande vient voir les prisonniers et ne cache pas sa surprise de les voir vivants, ajoutant que 104 pièces ont tiré sur la position qu’ils tenaient.

Jusqu’à la fin les assauts répétés de l’ennemi sont partout repoussés : 0m50 de terrain sont pris et repris ; la lutte est âpre et violente.

Le 5 Août, à 0 heure vingt, le 106ème B.C.A. était relevé par le 27ème B.C.A et il allait se reformer dans les cantonnements à l’arrière du front.

Restaient encore à l’effectif ; 3 Officiers, 43 Sous Officiers, et 402 Caporaux et Chasseurs.

A la suite de cette résistance acharnée, le Commandant du 106ème B.C.A recevait la note suivante :

 Le 5 Août 1915

 Le Colonel Commandant la 3ème Brigade de Chasseurs Alpins aux Chefs de Corps des Troupes Linge  Schratzmännlé

 Officiers, Sous-officiers, Caporaux, Clairons, Chasseurs et Soldats des Troupes de Défense de la position conquise Linge Schratzmännlé

Le Commandant de la 3ème Brigade de Chasseurs, Commandant les troupes, est heureux de transmettre aux 5ème, 14ème, 15ème, 27ème, 30ème, 54ème, 106ème, 115ème et 121ème Bataillons de Chasseurs, ainsi qu’au Bataillon du 359ème Régiment, les félicitations du Commandant de la 129ème Division, pour leur opiniâtre résistance sur les positions conquises.

La consigne était de tenir jusqu’au bout. Elle a été observée d’une façon parfaite. Sur le seul point très limité où l’ennemi a réussi à prendre pied, les Chasseurs sont morts au poste d’honneur, sans reculer d’une semelle.

Honneur à ces  braves écrasés par la mitraille avant d’avoir pu combattre à la baïonnette.

Le bombardement infernal, sans précédent  dans cette guerre de l’aveu même des Officiers d’artillerie, qui a bouleversé pendant 12 heures consécutives vos tranchées et vos abris, n’a pu troubler votre calme. Serrant les rangs, vous n’avez cessé de réparer les brèches causées par les obus, et vous vous êtes retrouvés en pleine possession de vos moyens pour repousser les retours offensifs ennemis et exécuter de vigoureuses contre-attaques à la baïonnette et à coup de grenades.

Je vous exprime toute ma satisfaction et mon admiration pour votre vaillance.

Je suis fier d’être votre Chef.

Signé G.BRISSAUD

Le 6 et 7 Août 1915, les restes du Bataillon sont regroupés à Clefcy.

Le 10 Août 1915 ; le Bataillon reformé grâce aux renforts venus du Dépôt, est passé en revue par le Général de MAUD’HUY.

Le 11 Août 1915,  Il cantonne dans les baraquements Corcieux.

Le 17 Août 1915,  Le Drapeau des Chasseurs est présenté à la 5ème Brigade de Chasseurs Alpins, le 120ème en assure la garde.

Le 21 Août 1915,  à son tour, le 106 avait l’honneur d’en reprendre la garde alors qu’il était au camp de Corcieux.

Le 23 Août 1915,  le 106 confiait la garde du Drapeau des Chasseurs au 121ème.

Le 26 Août 1915,  la 5ème Brigade de Chasseurs Alpins était dissoute.

PREMIERE CITATION du 106ème B.C.A. à L’ORDRE de L’ARMEE

Le 28 Août 1915,  à la suite de sa résistance acharnée aux assauts de l’ennemi, le Bataillon était cité à l’ordre de l’Armée en ces termes :

Ordre Général N°50 du Q.G. A. du 28 Août 1915 = VIIème ARMEE

Le 106ème Bataillon de Chasseurs à pied, sous le commandement du Chef de Bataillon CHENEBLE.

S’est porté le 22 Juillet à l’attaque des positions ennemies dans un élan magnifique ; le 4 Août est resté sur ses positions malgré un bombardement systématique de projectiles de gros calibre lui causant des pertes sanglantes ; a résisté ensuite à la contre-attaque qui a suivi ce bombardement.

Signé : Général de MAUD’HUY


 
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