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Pourquoi ... Verdun

Dès 1915, les deux Hauts Commandements belligérants rêvaient de réaliser une brèche décisive dans les lignes ennemies. Les E.-M. élaboraient des plans, entassaient les munitions, donnaient des ordres. La percée semblait impossible : les fulgurants engagements de cavalerie que les Généraux avaient étudiés a Saint-Cyr ou à Potsdam n'avaient plus leur place, désormais, dans les opérations de rupture des fronts cristallisés.

Le Haut Commandement allemand décida de choisir quelques points de fixation sur le front, quelques secteurs d'une importance telle pour la défense de la France, que les Français ne pourraient les abandonner. Là, avec leur plus forte artillerie de campagne et le plus grand nombre d'hommes bien préparés, les Allemands devaient lancer une massive attaque de front. Les armées françaises devaient être attirées dans le secteur menacé, lancées dans la bataille, déchirées en pièces ; alors, la rupture achevée, la cavalerie allemande enfoncerait les lignes affaiblies et s'élancerait dans une chevauchée triomphale.

Les Généraux allemande se penchèrent sur les cartes et firent un cercle autour d'un nom : Verdun.

Verdun se trouvait au sommet d'un saillant dans les lignes allemandes. La ville était entourée de forts construits après la guerre de 1870. Le pays était accidenté, coupé par des canaux et des tours d'eau.

En étudiant les cartes, l'E.-M. allemand constata qu'il n'y avait qu'une seule route étroite reliant Verdun au reste de la France.

Le long de cette route courait une ligne de chemin de fer à voie étroite. L’une et l'autre étaient sous le feu des canons à longue portée. Verdun, selon les plans allemands, allait devenir une gigantesque trappe.

Le secteur était cependant dominé par trois forts : trois chefs-d'oeuvre du Génie militaire français. Six mètres de béton armé abritaient en souterrain les casernes, les hôpitaux, les cuisines et les réserves de munitions. Des coupoles d'acier de 4 m. 50 de diamètre et de trente centimètres d'épaisseur protégeaient les tourelles.

Malheureusement, ces forts étaient désarmés.

Le premier assaut général fut lancé le 21 février 1916.

 
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